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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 14:06

“Vivo sin vivir en mi”

Tout ce que je vis

Dès que je le vis

Je l’engrange

Tout en montant vers de nouveaux greniers

Sans jamais habiter dans mes anciens greniers.

“Vivo sin vivir en mi”

Tous mes anciens greniers au loin s’enfoncent

Les voici devenus mes très profondes caves

Dans un univers qui avec moi monte

Monte vers ses futurs greniers.

“Vivo sin vivir en mi”

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 09:43

 

Certes l’univers est incommensurable

Bien plus grand que tous les dieux jamais inventés

Mais il est nonobstant encore trop petit

Puisqu’il grandit.

 

L'espace universel grandit 

Ce sont nos savants qui nous l’ont dit :

Il est paraît-il en expansion.

Mais pas seulement lui, le temps aussi grandit

C'est ma montre qui le dit.

 

Mais dans quoi grandit-il ?

Dans quoi se fait cette expansion ?

 

S’il ne s’agit que de l’univers tridimensionnel

Celui de notre espace actuel

Il peut être courbe et fermé et grandir en lui-même

Comme la surface d’un ballon qui gonfle.

 

Mais dans quoi peut grandir le ballon lui-même

C’est-à-dire l’espace-temps quadridimensionnel

Si ce n’est dans un vide quadridimensionnel ?

Et jusqu’où grandira-t-il ?

 

Inventons donc une limite

Au vide quadridimensionnel

Et imaginons que notre espace actuel

Surface de l’espace-temps

Tende vers cette attirante limite

Quand il l’atteindra il cessera de grandir

Ce sera la fin des temps.

 

Mais comment nommer cette limite

Au-delà du vide quadridimensionnel

Ce lieu non-lieu d’une énergie plus que noire 

Qui fait grossir l’univers quadridimensionnel

Et donc grandir sa surface tridimensionnelle ?

 

Ce pourrait être comme un dieu absent

L’aimant lointain de notre expansion

Un Pôle Nord tous azimuts

Plus qu’incertain mais obstiné fil d’Ariane

Par lui-même cependant inopérant

Dans l’univers livré aux errements du temps

Une absence poreuse.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:14

 

Ainsi que  quiconque je sais je vais mourir

Il est parfois difficile de faire avec

Mais vous les prêcheurs d’évangile

Il faut bien que vous compreniez

Que ce n’est pas ressusciter que je désire

Selon votre très absurde promesse.

 

Ce que je veux c’est ne pas perdre ma vie

Et non pas en trouver une autre

Garder ma vie d’ici-bas

Car c’est cela… moi.

 

Mais je ne veux pas la revivre

Avec ses moments durs à dérouler

Et d’autres qui déroulaient trop vite

Je veux la tenir tout entière déroulée

Dans mon véritable espace enfin occupé

Mon propre espace quadridimensionnel

Car c’est cela… l’éternité.

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:15

 

Ma Clothô peu à peu

 Vieillit ses doigts sont gourds

Peinant à assembler

 Les brins flous de mes jours

À les tordre en cordeaux

De rêves ou discours.

 

Et Lachésis s’ennuie

Lachésis est oisive

Toute ma laine traîne

En manque de tricot

Oh Lachésis reprends

Tes jeux d’aiguille vive,

 

Cependant qu’Atropos aiguise ses ciseaux.

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 12:00

Mourir ce n’est pas partir

Mourir c’est s’arrêter rester

Laisser les survivants partir

Poursuivre leurs voyages leurs conquêtes.

 

Et c’est ouvrir toutes les portes

Pour enfin habiter

Là où l’on n’a fait que passer

Sans jamais y entrer.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 16:24

Un enfant dans les bois

 Loin déjà des lisières

Un enfant solitaire

Tant d’épines le barrent

Les fourrés sont épais

Et dense la futaie

Tout est sombre alentour…

 

Entre deux troncs du jour

Il s’y faufile et passe

Un enfant dans les bois

Se bat contre des ronces

Avance avance encore

Trouve de hautes herbes

Un rideau de roseaux…

 

Doucement il écarte.

 

Profusion de lumières

Terrain vague au soleil

Une vaste clairière

Au milieu une mare

Dans la mare un héron

Parmi des nénuphars

Un héron solitaire…

 

Un immense héron

Pointant le ciel du bec

Un héron dans les bois

Haut par dessus les arbres

Il attend l’occasion

De prendre son envol

Attends attends attends…

 

L ‘oiseau s’est envolé

Un héron loin des bois

L’enfant seul est resté 

Au fond de la clairière

Un enfant dans les bois

Va-t-en va-t-en va-t-en

Un enfant solitaire

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 10:10

 

On peut bien souhaiter la bonne année

Cela n’a jamais fait de mal à personne

Mais nous n’en serons pas plus délivrés.

 

Le présent est glissant l’avenir incertain

Le passé seul ne craint rien.

 

L'unique "bonne nouvelle"

Qui nous vient forcément

De l’étrange univers temps

De nos astrophysiciens

C’est que le passé n’a pas disparu

Quoiqu’il arrive il existe

N'en déplaise à Augustin.

 

Mais ce qui serait une très bonne nouvelle

Serait qu’il soit lui « délivré du mal »

C’est bien le seul espoir qui ne soit pas chimère.

 

 

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 10:35

Allons avec des fleurs dans les grands cimetières

Vérifier que pas un de nous ne ressuscite

MAIS nous ne sommes tous que l'ombre de nous-mêmes...

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:52

Narcisse au bord de l'eau contemplait son image

"Oh! c'est moi" croyait-il se penchant davantage.

 

Quand il tomba dans l'eau l'image disparut

Mais Narcisse en relief à sa place apparut.

 

Narcisse au fond des eaux a-t-il les yeux fermés

Bercé en ses années lavées des vieux outrages?

 

Ou les tient-il ouverts vers les nouveaux naufrages

Qui là-haut font des ronds rêveurs d'éternité?


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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:56

La conscience

 

Notre conscience la prunelle de nos yeux

Nous la prenons pour nous-mêmes

Bien plus un être qu’un avoir

Et nous ne voulons pas mourir

Définitivement perdre conscience.

 

D’où nos inventions de conscience survivante…

 

Mais elle n’est pourtant que le reflet de nous-mêmes

Le plat reflet de nos passés accumulés

Peu à peu estompés

Dans notre miroir de chair

Miroir qui inexorablement se ternit

Et le reflet s’efface un jour

Définitivement.

 

Mais la chose qui fut reflétée, elle, demeure…

 

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