Vers mi sel

Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 17:37

« Cogito ergo sum. »

 

C’est parce que je me pense pensant

Que je peux (et je dois) me penser comme étant.

Car ce qui n‘est que pensé n'offre aucun garant.

Il y faut que le pensé soit pensé pensant…

 

Mais comment me penser pensant

Si je ne suis pas duel ?

 

Ce n’est pas la main qui pince qui est pincée

Ou alors il faut deux mains

Chacune pinçant l’autre.

 

Aucun miroir ne fut reflété reflétant

Sans un second  miroir.

 

 

« Cogito ergo SUMUS! »

 

Par Luestan - Publié dans : Vers mi sel - Communauté : Eurêka!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 14:43

 

 

Le futur est une  chimère

Et le présent n'est qu'éphémère

Le passé lui est éternel.

 

Mais c’est grâce aux chimères

Que notre âge éphémère

Construit de l’éternel.

Par Luestan - Publié dans : Vers mi sel - Communauté : Les philosophes épars
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 15:58

Albert Einstein, étourdiment, un jour a dit :

« Ce qui est incompréhensible,

C’est que le monde soit compréhensible. »

Albert Einstein, le grand génie du dernier siècle,

Le premier de ceux qui ont révolutionné

Notre représentation de tout l’univers.

C’est donc fort humblement que je présenterai

Quelques petites objections de surface.

 

Premièrement, s’il est incompréhensible

Que quelque chose soit compréhensible,

Il y a de ce fait dans cette chose-là

Quelque chose d’incompréhensible.

L’univers n’est donc pas en tout compréhensible.

Si l’on dit malgré tout qu’il est compréhensible,

C’est qu’on l’a compris, mais en partie seulement.

Et pour la part qui reste encore  non comprise,

Il est impossible à l’avance de savoir jusqu’où

Elle est compréhensible ou incompréhensible.

 

Et je dirai même que le plus incompréhensible

Serait que l’univers ne soit qu’incompréhensible.

Car à quoi servirait notre pouvoir de comprendre

S’il n’y avait rien à comprendre nulle part ?

À quoi servent des yeux quand on n’a rien à voir ?

Aurions-nous eu des yeux vivant dans les ténèbres ?

Charles Darwin, autre maître en modernité,

Aurait je crois résolument répondu non.

 

Le grand Albert ne fut-il pas bien étourdi ?

 

Par Luestan - Publié dans : Vers mi sel - Communauté : Eurêka!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 14:22

Un beau jour d’automne, ayant trouvé un gland, je le mis en terre.

 

J'avais été initié à la pensée de Bergson, que je croyais avoir comprise,

c'est pourquoi je dis à mon gland:

« Deviens ce que tu es ».

 

Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre ricaner:

« Pourquoi me donner ce conseil?

Comment pourrais-je devenir autre chose qu'un chêne?

Même si je voulais devenir un pommier, je ne le pourrais pas ».

 

« Ce n’est pas ce que je voulais dire », me défendis-je,

«  Je voulais dire: Deviens le chêne unique que tu es,

celui qui correspond à ton identité actuelle entre tous les chênes ».

 

Il ricana encore: « Je suis certes un gland unique,

mais j'ai fort peu à voir avec le chêne unique que je serai peut-être un jour.

Autant que de moi,

il dépendra du soleil, de la pluie, du vent, des sels minéraux de la terre,

des arbres qui seront ses voisins, des tourments que lui infligeront tes semblables.

Une seule chose en fait dépend de mon choix actuel,

c'est de devenir ou de ne pas devenir, c'est-à-dire de pourrir ».

 

« J'ai compris », répondis-je, « Alors deviens, et ne gland-ouille pas trop ».

Par Luestan - Publié dans : Vers mi sel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 17:09

Un jour une dame, pourtant pas très jolie, décida de se faire tirer le portrait chez un photographe. Elle tomba malheureusement sur un ours mal léché qui ne fit aucun effort pour flatter son image.  Comme elle se plaignait auprès de l’artiste de ce qu’elle ne trouvait pas son portrait très joli, l’artiste lui répondit : « Madame, l’appareil prend ce qu’il voit ».

Les images trop fidèles ressemblent à leur modèle.

C’est comme Dieu, dans la Bible.

 

Il a créé l’homme à son image.

Or celui-ci a très vite révélé sa perversité.

Il y a d’abord eu l’histoire du vol du fruit défendu, puis le meurtre d’Abel.

Et cela ne faisait que commencer.

On peut même penser que les auteurs de la Genèse avaient déjà perdu la mémoire des pires horreurs perpétrées par leurs ancêtres.

Si les hommes créés à l’image de Dieu sont si pervers, c’est que le modèle est pervers.

 

D’ailleurs, quand il envoya les Tables de la Loi aux hommes qui se conduisaient mal, ce ne fut pas pour qu’ils se conduisent mieux.

Car il ne leur envoya pas en même temps le moyen qui leur permettrait d’obéir à ses commandements.

C’était donc seulement pour qu’ils se rendent mieux compte de leur désobéissance et de leur perversité.

C’était pour les humilier.

Certains pensent même que par ses interdits, il allait exciter davantage leurs honteuses convoitises.

 

Mais il paraît que ces moyens tordus avaient une noble fin.

Humiliés de leur faiblesse, les hommes allaient se retourner vers lui et se réfugier dans son giron,  comme autant de fils prodigues.

Il leur ferait bon accueil et leur donnerait une nouvelle alliance : « Foin de toutes les lois et de tous les interdits. Je vous donne un seul commandement qui les remplace tous : aimez-vous les uns les autres comme je vous aime ; que chacun aime son prochain comme soi-même ».

 

Voici en effet qui est noble et beau. Je ferai cependant deux remarques :

Un. Pourquoi n’a-t-il pas commencé par là, au lieu de recourir d’abord à des moyens détournés ? Faudrait-il admettre que Dieu s’est amélioré et a voulu corriger sa copie ?

Deux. Il ne nous a toujours pas donné le moyen d’obéir à son nouveau commandement, car c'est encore un commandement. Et l'amour, quand il est commandé, ce n'est plus un désir, mais un devoir, et nous préférons suivre nos désirs plutôt que nos devoirs.

Donc, je ferais volontiers à Dieu une suggestion : Il pourrait "expliquer" aux hommes en quoi son "commandement" leur est utile et agréable  (ces mots sont-il trop vulgaires pour Dieu ?). Les hommes suivent volontiers un conseil (pas un commandement), quand ils voient qu’il va dans le sens de leur intérêt bien compris (ce qui est rarement leur intérêt immédiat).

 

Dieu pourrait s'améliorer encore, et devenir philosophe...

 

P.S. :

J’ai lu un jour une phrase qui me parut obscure, donc profonde.

Cette phrase disait : Dieu a besoin des hommes.

Les hommes, eux, n’ont pas vraiment besoin de Dieu.

Il y en a de plus en plus qui s’en passent.

Mais une chose est sûre :

Les hommes ont besoin des hommes.

Par Luestan - Publié dans : Vers mi sel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

OverBlog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus